Avouons dès le départ que je ne suis pas une personne qui aime particulièrement les chevaux et qui s’y connait beaucoup en la matière. Je trouve que la plupart des spectacles les mettant en scène peuvent rapidement devenir prévisibles et clichés. Pourtant, il n’en est rien avec le nouveau spectacle de Cavalia, Odysséo.

J’ai eu la chance d’assister à ce show présenté depuis le mois de septembre et qui fera bientôt le tour de l’Amérique.

Odysséo est une expérience d’une rare beauté qui met en vedette 70 chevaux et leurs 25 cavaliers, en plus d’une vingtaine d’acrobates et de danseurs. Cette production d’envergure est un tour du monde qui nous transporte de l’Île de Pâques au Grand canyon à grand coups d’effets visuels, de projections multimédia et de décors magnifiques. Le tout, dans un gigantesque chapiteau – la plus grande installation du genre au monde – sur le bord de la 15 à Laval. Faut le faire!

 

À mon sens, ce qui marque avec Odysséo, c’est tout d’abord la grande complexité du spectacle. Imaginez la simple gestion des chevaux et de leurs cavaliers qui galopent dans tous les sens sur scène et doivent procéder à des changements fréquents de costumes durant la soirée. Parfois, des erreurs surviennent : un acrobate trébuche ou un cheval s’égare. Mais comment leur en vouloir? Le spectacle est si envoûtant que les spectateurs attendris encouragent le destrier un peu rebel qui refuse de suivre les autres ou le danseur qui fait une chute lors de son vingtième back-flip.

Également, impossible de voir la troupe de Cavalia à l’œuvre sans se laisser toucher par la relation millénaire entre le cheval et l’humain. Relation qui transparait dans plusieurs numéros, dont un duo particulièrement marquant à la toute fin du spectacle. Un seul cavalier et sa monture, un étalon blanc d’une rare beauté, parcourent la grande scène qui s’est remplie d’eau. Aussi, un numéro mettant en scène un immense carrousel qui descend des airs et des acrobates multidisciplinaires vaut vraiment le détour.

 

Si Odysséo m’a littéralement séduite, je dois toutefois avouer que le spectacle comportait certaines longueurs, surtout dans la première partie. Quant à elle, la musique de Michel Cusson, interprétée par un ensemble de musiciens et par la chanteuse italienne Claudia Paganelli, manquait parfois un peu d’intensité à mon goût et aurait pu refléter davantage les différents pays visités au court de la soirée.

Bref, moi qui n’avait aucune attente au départ, je dois avouer que le grand talent des artistes de la troupe de Cavalia m’a fait vivre un moment de pur émerveillement, une expérience épique, comme bien peu de spectacles savent le faire.

Remerciements sincères à l’équipe de Cavalia pour l’invitation et pour le traitement VIP qui nous a été accordé au cours de cette soirée.

** Les photos de ce billet sont une courtoisie de Cavalia.